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ULTRA RUNNING | 10.07.2018 | Malene Blikken Haukøy (athlète DYNAFIT)

6 jours de trail ultra le long du Sognefjord, le plus grand fjord du monde

Le Sognefjord me fascine depuis mon enfance. Quand je suis chez moi à Kyrkjebø, je me réveille chaque jour en apercevant les montagnes qui nous dominent et les reflets du fjord à nos pieds. La nature fait ici partie intégrante de notre vie, elle est à l’origine de notre amour pour le plein air et de notre bonne humeur. Ceux qui prennent un peu de temps pour admirer l'horizon se perdent régulièrement dans la beauté des paysages et du plus long fjord du monde.


Vers l’est, du côté de Skjolden, on peut apercevoir le sommet du Jostedalsbreen qui culmine à 2’000m et se reflète dans l’eau bleue du fjord. À l’ouest, on découvre la région d’Hyllestad et la célèbre montagne Lihesten qui se profile dans le ciel.
Au point de jonction entre le Sognefjord et la mer du Nord, on peut deviner au loin les îles Féroé. La nature, sa beauté et aussi un sentiment de liberté sont ici omniprésents.

Ma carrière d’athlète professionnelle

La passion et le plaisir de me retrouver en montagne sont ma motivation, je pense qu’ils sont à l’origine de mon succès en tant qu’athlète de trail en Norvège. Quand je participe à des épreuves internationales, je me rends compte que c’est un avantage d’avoir grandi au pied des montagnes abruptes du Sognefjord.  


J’ai terminé la saison passée troisième de la Sky Running World Serie, mais cette année je ne souhaitais pas participer à des compétitions, je voulais seulement courir pour moi-même. J’ai ressenti le besoin d’explorer mes propres limites et de réaliser des performances extrêmes selon d'autres paramètres.

© Haakon Lundkvist

Le projet «Running Sognefjord»

J’ai couru le long de tout le Sognefjord, en gravissant aussi tous les sommets environnants. Je m’en suis tenue aux trails les plus élevés afin de ne pas croiser trop de touristes, ce qui m’a aussi offert des vues imprenables sur le fjord. L’itinéraire initial, à couvrir en 6 ou 7 jours, s'étirait sur une distance de 250km et présentait environ 20'000m de dénivelé. Chaque étape constituait déjà un sérieux défi en soi:


Jour 1: Skjolden – Gaupne, 37 km, 3’546m de dénivelé
Jour 2: Gaupne – Sogndal, 56 km, 3’200m de dénivelé
Jour 3: Sogndal – Balestrand, 52 km, 4’200m de dénivelé
Jour 4: Balestrand – Kyrkiebø, 53 km, 2’850m de dénivelé
Jour 5: Kyrkiebø – Leirvik, 60 km, 3’800m de dénivelé
Jour 6: Leirvik – Porten, 35 km, 2’001m de dénivelé


Il y a quelque temps, une sclérose en plaques a été diagnostiquée chez ma mère. Grâce à l’intervention rapide des médecins, elle a commencé à aller mieux et le processus de la maladie est actuellement bloqué. Nous avons souvent profité de la nature aux alentours du fjord durant les week-ends, ce qui lui a fait à coup sûr beaucoup de bien!

© Havard Nesbo

C’est lors d’une de ces sorties que l'idée du projet m'est venue: j'ai pensé courir le long du plus grand fjord du monde pour tous ceux qui ne peuvent pas courir et aussi pour ma mère. Je souhaitais montrer à mes amis que c’était ici qu’elle s’était remise si rapidement, au cœur de «mes» montagnes qui occupent une place si importante dans ma vie.


J’ai concentré mes efforts sur les trails les plus exigeants situés le long du Sognefjord. Environ deux tiers du parcours se sont déroulés sur des sentiers alpins et des pistes sauvages, et le tiers restant à travers des taillis, des pierriers et des marécages. La plus grande partie des journées se passait soit à la montée, soit à la descente, ce qui empêchait de maintenir un rythme constant et débouchait sur des étapes pouvant atteindre dix heures d’effort.

© Tiril Fossheim

303 kilomètres – 20’850 mètres de dénivelé – 6 jours

Bien que je courrais sans dossard, je souhaitais avancer vite et en toute légèreté, car c’est un des éléments qui me plait le plus dans la pratique du trail. Je me sens de cette manière agile, forte et véloce. Il y a moi, l’équipement nécessaire, la nature et c’est tout!  


Quand on évolue seul sur les hauteurs, il est primordial de respecter la nature. En cas de nécessité, il n’y a personne alentour à qui on peut demander de l'aide. Il est essentiel de tout organiser à l'avance et le choix de l’équipement joue ici un rôle important. Il doit bien entendu être le plus léger possible, mais doit aussi être parfaitement fiable. Il faut pouvoir courir des heures dans des terrains difficiles et dans les taillis sans que le matériel en souffre. Les chaussures doivent offrir une accroche et une adhérence efficaces, pour ne pas risquer de glisser sur les sols humides ou caillouteux. Il faut aussi pouvoir compter sur un sac à dos stable, léger et offrant suffisamment de place pour le rangement des affaires pour une journée, comme la nourriture, les boisons, les vêtements et le GPS.

Il ne faut pas beaucoup pour se faire plaisir dans la nature, mais le peu que l'on emporte doit être d’une qualité irréprochable et doit être parfaitement adapté.

© Tiril Fossheim